07 novembre 2009
INTERVIEW DE MONSIEUR EDGAR
Voici un article qui forcera au respect.
Parce que ce blog n'est pas la que pour vous faire rire, mais aussi pour vous instruire.
Car il faut bien l'avouer, notre ignardise d'européens à propos de ce petit pays est sans limites.
Voici donc en exclusivité : L'interview de Monsieur Edgar Johnson.
Et Monsieur Edgar, c'est pas n'importe qui.
Imaginez vous que ce Monsieur a vécut enfant, de 1946 à 1948 en Corée, qui n'était pas encore divisée en 2 à l'époque.
Son père a été le Premier Ministre par intérim du pays.
Il est revenu en Corée cette année, en octobre 2009, accompagné de ses 2 filles, Michela et Isadora, 61 ans après...
Il voulait entre autre, voir les petits chevaux mongols de Jeju qui le faisaient rêver quant il était petit.
Et je suis tombée dessus !!!
Inéspéré est le mot pour l'opportunité qui m'a été offerte de lui poser 3 tonnes de questions sur la Corée d'avant, celle qui ne roulait pas encore en voiture Hyundai, se relevait juste de l'occupation japonaise sanglante, allait encore connaitre une guerre épouvantable et vivait passablement coupée du monde.
Alors une fois n'est pas coutume, je vais la mettre en veilleuse et laisser parler the big man ...
Quand vous repensez à la Corée des années 40, quels sont les 3 mots qui vous viennent à l'esprit ?
" Beauté des campagnes, amabilité du peuple coréen, joie d'etre libéré du joug japonais".
Paysan coreen travaillant sous la menace d'une baillonnette japonaise
A quel âge et combien de temps êtes vous resté en Corée ?
" De l'âge de 12 ans à 14 ans."
Qu'est ce qui vous a amené dans ce lointain pays ?
" Mon père a servit sous le gouvernement militaire en Europe, pendant la 2 éme guerre mondiale.
On lui a demandé de venir en Corée en tant que travailleur civil du gouvernement militaire, pendant la période de transition de l'occupation japonaise au controle des coréens de leurs institutions. "
Qu'est ce que vous aimiez le plus et le moins ?
" Le plus : la campagne et le dur travail fait par les fermiers, qu'hélas je n'ai pas eu l'occasion de voir beaucoup.
Le moins : les charrettes qu'on appelait " honey carts " (charrettes à miel) qui amenaient les excréments des villes aux champs pour etre utilisés comme fertilisants."
Le quotidien Dong
Dans quel état physique et moral étaient ses habitants en général ?
" Exceptés pour les riches eventuels collaborateurs des japonais, les gens étaient sous-alimentés.
D'un autre coté, leur moral etait bon car ils avaient espoir en une nouvelle vie pour la nation après le rettrait des américains en 1948. "
Comment se passait une journée type pour vous ?
"En tant qu'écolier, c'était exactement la même chose tous les jours. Notre cuisinier préparait mon petit déjeuner. Je prenais mes livres d'école et faisais le chemin qui menait de notre maison à la rue.
J'étais ramassé par un camion militaire couvert de 3 ou 4 tonnes, reconvertit en bus scolaire qui m'enmenait moi et beaucoup d'autres à l'école sur la base militaire sud de Seoul. (US 7 th division area).
J'allais en classe, prenait mon déjeuner à l'ecole puis prenais le bus de retour pour la maison.
Si il y avait une rencontre de scoot le soir, l'homme de maison de mon père me ramenait à l'école en voiture et m'attendais.
Si il y avait une soirée au " club des ados ", le chauffeur officiel de mon père s'arrêtait prendre une petite amie, puis nous amenait au club. Plus tard il nous ramenait à nos maisons respectives.
Si c'était un jour ordinaire, je faisais juste mes devoirs à la maison. "
Qu'est ce qui vous a le plus étonné lorsque vous y êtes retourné ?
" La taille et la modernisation de Seoul, Busan et Jeju-city. Seoul avait 1 million d'habitants en 1948. 11 en 2009 !"
Pensez vous que ce pays ait evollué dans le bons sens ?
" Absolument. Je n'ai pas vu de gens pauvres, de mendiants comme en Europe, en Afrique et la plupart de ceux d'Asie. La Corée est le 5 eme pays le plus riche du monde aujourd'hui. "
Rue de Seoul apres la guerre
Quelques souvenirs et anecdotes :
Je suis arrivé en Corée à l'âge de 12 ans en 1946 en aterrisant à Incheon.
J'y ai retrouvé mon père qui travaillait en tant que " Ministre " du gouvernemet militaire américain. On a traversé le village de Bupyong qui avait été vidé de ses habitants et remplacé par une base militaire appelée Ascom (American service command) city.
Puis nous avons traversé le port de rivière de Yong-Dong-Po avant d'entrer à Seoul par sa splendide porte sud.
On a d'abord été logé à l'hôtel Chosun, un magnifique hôtel vieile époque qui depuis a été remplacé par un batiment laid et moderne au même endroit et qui porte le même nom.
Juste à coté se trouvait l'hôtel Banto qui était utilisé comme les quartiers généraux de l'armée américaine en Corée. De seulement 8 étages de hauteur c'était le plus haut de Seoul.
Port d'Incheon
Une fois installé à Seoul, j'ai été envoyé à l'école militaire pour enfants, rebaptisée apres " Seoul american school ".
L'école n'était pas réservée aux enfants du personnel militaire ou des travailleurs civils travaillant pour elle. Il y avait aussi d'autres enfants étrangers qui se trouvaient à Seoul. En particulier des russes anti-bolcheviques dont les familles avaient traversé toute l'union sovietique avant de s'installer en Corée.
Mon père a vite trouvé une maison dans le quartier de la mission presbytherienne, près de la porte de l'Est. Des 6 maisons originelles, 1 seule demeure (pas la mienne). Elle fait toujours partie de la mission presbytherienne et elle est utilisée comme dépôt de livres.
Parce que toutes les voitures et camions appartenaient à l'armée américaine, les coréens utilisaient soit les transports publics, accroupis aux arrêts de bus ou de tram, soit ils faisaient du vélo ou marchaient.
La plupart des charges lourdes non militaires étaient portées par des hommes (souvent âgés), avec une hotte en forme de A sur leurs épaules.
Assez souvent souvent, on pouvait voir un de ces hommes porter des rangements à tiroirs sur leurs hottes, et à vélo. La plupart des femmes dans la rue portaient leurs colis sur leurs têtes. Même pauvres, elles portaient des couleurs en revêtant le costume traditionnel que l'on voit si rarement aujourd'hui.
Le tourisme n'éxistait que pour les forces américaines avec des explications en anglais. Aujourd'hui presque toutes les explications touristiques sont en coréen, les voyageurs étant à 95 % coréens. Si vous avez de la chance, il y aura une pancarte avec une traduction en coréen, anglais, chinois ou japonais.
En dehors de l'odeur des charrettes, une autre odeur etait dominante de 1946 à 1948. Chaque maison avait une collection de jarres hautes à l'extérieur et dans chacune se trouvait le plat national de kimchi (choux fermenté), à plusieurs stades de fermentation. Une odeur qu'on pouvait détecter aussi dans le souffle de la plupart des coréens.
Une famille pendant la colonisation japonaise

En ce qui concerne mes voyages en Corée entre 1946 et 1948, il y en eu très peu. Mon père qui était à la tête civile du gouvernement militaire (l'équivalent du Premier Ministre) voyageait dans tout le pays, y compris dans la province de Jeju.
Ma mère l'accompagnait quant il était nécessaire que les épouses participent.
Mes voyages de mon coté se limitaient aux villages (maintenant des villes) de Suwon, Kaesong ( à l'époque en Corée du sud), aux tombes royales, a Chunchon (capitale de Kang-Won Do Province), et 2 allers retours en train pour Busan, les 2 fois en route pour le Japon.
Lors de ma récente visite, j'ai vu beaucoup plus du pays que je ne l'ai fait enfant.
Etant donné la position de mon père il était considéré degradant de vivre dans le quartier presbythérien. Nous avons ensuite déménagé dans une maison japonaise à un seul niveau, au sud- est de la porte de l'Est, dans une zone appeleé " Tong Sa Han Chung ". Nos voisins étaient des généraux américains, des colonels seniors et occasionellement d'autres civils.
Declaration de l'Independance, 1948
L'école militaire américaine avait créé un " club des ados " avec des surprise-parties et d'autres activités, au club des officiers militaires du gouvernement.
Un club avec son propre coca-cola presidé par un garçon qui détestait en boire.
Une des personnes dont je me rappelle était kim Byong Kuk. Il avait entendu dire que mon père avait aidé un certain Monsieur Lee à aller au college Amherst aux USA. Il voulait faire la même chose et mon père fut d'accord. Avant de partir pour les USA, il demanda à devenir notre homme de maison pour voir comment vivaient les américains. Pendant plusieurs mois, payant d'autres à faire le travail de l'homme de maison, il passa son temps à nous observer.
Après avoir été diplomé d'Amherst, il fit un doctorat à l'université du Wisconsin.
Il travaillat en tant qu'économiste pour la banque de Corée et la banque du developpement d'Asie.
Il a quitté les USA et est mort en 2005.
En tant qu'enfant unique, j'ai hérité de tous les souvenirs que mes parents avaient collecté en Corée. Pour moi le plus important de tout était une peinture de chevaux sauvages à Jeju. C'ètait ma réelle raison pour venir à Jeju en 2009.
En fait mes filles et moi, nous avons vu cette race spéciale de chevaux mongoles dès le premier jour. Certains vivent en enclos et d'autres courrent sauvages dans la forêt.
Je pourrais livrer davantage d'impressions sur la Corée de l'avant guerre, mais le lecteur peut trouver des imformations supplémentaires dans l'authobiographie de mon père, que j'ai essayé de ne pas dupliquer ici.
Voir : " American imperialism in the image of Peer Gynt : memoirs of a professor- bureaucrat. E.A.J Jonhson, Minneapolis university of Minnesota Press, 1971.
Ainsi s'acheve l'interview de Mr Edgar que j'ai eu l'honneur d'entendre chanter " l'arirang " au karaoke, ici a Jeju, 61 ans apres son sejour d'enfant.
Je n'aurais qu'une question :
Dis, Mr Edgar tu les ecris quand tes memoires ?
LA PHOTO QUI TUE NUMERO 11 !
Mettez de la couleur dans votre vie...
Le produit est disponible en orange, jaune-pipi, vert chiasseux et rose flashy.
06 novembre 2009
INCLASSABLES ET AUTRES COREE-ANNERIES, TROISIEME PARTIE
Encore quelques bizarreries, et étrangetés dont la Corée a le secret...
Le réchauffe-culotte
En voila une de gratinnée...
Non ce n'est pas pour réveiller les libidos endormies, mais bien parce qu'on peut attraper froid partout, partout.
Ce très sérieux patch pharmaceutique vous réchauffe le bas du bidon en un tour de main.
En Corée, ça chauffe dans les culottes !
Huîtres et ouvre-boîtes
En voila de la bonne nui-nuître (fumée) en boî-boîte !
A méditer avant les réveillons.
Sacré Jidane
Le son " zi " ca n'éxiste pas en coréen alors forcément...
L'arbre inusable
La verdure c'est beau.
Mais les feuilles ça tombe, faut arroser, et traiter pour les bébettes.
Voici le nouvel arbre...
A l'épreuve du temps.
La nouvelle mode du front de mer de Jeju, l'arbre 100 % plastique, intégré au paysage, Chou non ?
Electricité-maniaElectricité-mania
A votre avis, quelles sont ces drôles de petites choses sur le sol ?
Regardons y de plus près...
Des prises !!!
Bon même si on se s'électrocute pas, le problème c'est qu'on peut toujours buter dedans.
La police c'est ta copine !
En Corée, ou franchement les policiers n'ont pas pas grand chose à faire en dehors de se tourner les pouces, on a trouve un moyen de les occuper.
Ils servaient déjà de gardiens à poussettes devant les banques (avec parfois les petitous dedans), ou de serveurs à rafraîchissements dans les lieux publics.
Mais ce n'était pas suffisant.
Et parce qu'ils commençaient vraiment à se les fatiguer (les pouces),
Ils sont maintenant agents touristiques !
Ainsi au dessus des commissariats, on peut lire :

Mais oui : May I help You ?
(Puis-je vous aider ?, vous renseigner ?)
J'ai testé, et ça marche, trop content d'avoir enfin 5 mns de boulot assuré,
L'ami Starki vous donne les heures d'ouverture des Musées, tandis que l'ami Hutch vous donne les horaires de bus !!!
Efficaces jusqu'au bout du képi.
En Corée, les policiers sont considérés comme des bienfaiteurs totalement au service de la population, comme ils devraient l'être partout ailleurs...
26 octobre 2009
QUART D'HEURE CULTUREL NUMERO 2
Queen Yu-Na
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Kim Yu-Na est une énigme.
Un phénomène dont on en voit pas une tripotée par siècle.
Et même dans son cas, il aura fallut en attendre plusieurs pour le voir apparaître.
En Corée, elle est plus populaire que le Président lui même (ça c'est pas dur), plus reconnue qu'une pop star, plus adulée que n'importe quel acteur.
Kim Yu-Na déchaîne les foules et les passions, elle est l'emblème de la gloire nationale, l'image même de ce que l'on a de plus précieux.
Et dans chaque coeur coréen, un peu de sang bat pour elle.![]()
L'elfe patinant, Lady Heaven (Princesse du ciel), Queen Yu-Na (Reine Yu-Na), Ice Godess (déesse de la glace), autant de surnoms qui ne lui arrivent pas a la hauteur des patins, car chaque habitant du Matin Calme vous le dira, Kim Yu-Na, c'est encore beaucoup plus que ça.
Mais qu'a t-elle donc de si spécial ?
Pour le comprendre, il me faut vous conter son histoire pas banale.
Kim Yu-Na naît en 1990, dans la banlieue de Seoul.
A 6 ans elle monte sur la glace pour la 1 ère fois, et déclare vouloir un jour patiner dans le ciel pour s'approcher plus près des étoiles (véridique).
Je ne vais pas vous lister l'ensemble de son palmarès, il ferait exploser la capacité mémorielle de ce blog.
Citons plutôt les faits marquants, qui feront mieux saisir le personnage.
Elle réussit son premier triple saut à 7 ans devant les yeux ébahis de ses entraîneurs qui n'avaient jamais vu ça.
Son sens artistique inné, ses prestations pleine de caractère et d'émotion, sont du jamais vu chez une patineuse asiatique. Elle danse avec une âme latine, diront ses premiers critiques.![]()
Voyons ce qu'à 14 ans elle était déjà capable de faire :
http://www.youtube.com/watch?v=dLv1MBMeuTQ
Entre 14 et 16 ans, elle subit un nombre de blessures à l'entraînement impressionnant. Genoux, chevilles, hanches, dos, tout y passe. Elle va trop loin, beaucoup trop loin et continue l'entraînement malgré les douleurs.
A moins de 16 ans, le corps de Kim Yu-Na est un vrai jeu de lego.
Une avalanche de catastrophe pareilles signe en général l'arrêt de mort d'une carrière en garantissant la mise à l'ombre définitive des podiums.![]()
Elle est brisée, autant physiquement que moralement.
Mais elle a plus d'un tour dans ses patins.
Elle rencontre Brian Orser, son nouvel entraîneur qui accepte de prendre en charge le chef d'oeuvre en péril qu'elle est devenu.
Entre la jeune coréenne et le canadien va naître une complicité extrême.
Sur les conseils de Brian, Kim se soumet aux opérations, à la rééducation (y compris à de très douloureuse séances d'électrothérapie ou on inflige des décharges électriques à ses muscles), elle se bat comme jamais, souffre longtemps et remonte enfin sur la glace.![]()
En 2007, elle n'a pas l'âge requis pour participer aux JO, mais elle en a le niveau.
une première dans l'histoire du patin.
A 17 ans :
http://www.youtube.comwww.youtube.comwww.youtube.comwww.youtube.com/watch?v=QxEr4IQYeP8&feature=related
En 2009 à 18 ans, elle devient championne du monde avec le meilleur score jamais réalisé.
C'est à dire qu'aucune patineuse n'a jamais été si bien notée qu'elle dans l'histoire de la patinette !
Elle y arrive avec ceci :
http://www.youtube.comwww.youtube.comwww.youtube.comwww.youtube.com/watch?v=TGFxcTiTGFxcTiTGFxcTiTGFxcTi2gDM&feature=related
Lorsqu'elle était enfant, petite Kim rêvait de patiner dans le ciel pour s'approcher plus près des étoiles.
Pour moi c'est sur elle y est arrivé.![]()

19 octobre 2009
LA PHOTO QUI TUE NUMERO 10 !
En direct de notre balcon, la lune vue de l'île de Jeju...
C'est pas beau ça ?
Ca me rappelle un sujet de dissertation que j'ai eu au lycee :
Vous connaissez le clair de lune, decrivez le clair de l'autre.
05 octobre 2009
QUART D'HEURE CULTUREL NUMERO 1
Une nouvelle catégorie née de la demande pressante des lecteurs (boulimiques) de ce blog, de découvrir la Corée en son et images, et plus particulièrement sur le plan artistique.![]()
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Parce que l'âme d'un pays, ce sont ses arts.
Et parce que faire entrer en nous un peu de cette poésie d'ailleurs ou de ces sons étranges, c'est faire un pont entre nous et ces autres êtres, nos cousins du bout du monde, si différents et si éloignés.
C'est avant tout, ce qui nous rendra toujours moins cons et plus humains.
Voici donc un joli vrac parfumé aux accents poétiques, comiques, rock and rollesques ou traditionnels.
Tous sont certifiés 100 % coréens et sont avant tout des coups de coeur personnels.
Le phénomène Jaurim
Jaurim est un ovni. Un animal étrange et non identifié sur la planète Corée.
Jaurim est belle, Jaurim est drôle.
Et en 30 ans a peine elle a amassé le talent que bien d'autres mettraient 3 vies à obtenir.
Et en plus c'est parait il, quelqu'un de bien.
On la surnomme ici la " cranberries " asiatique.
Complètement à contre courant de tout de qui peut se faire.
Et complètement irrésistible.
Elle a posé ici sa soucoupe pour vous :
1 er extrait :
Quand les femmes-enfants se mettent au rock (au vrai) :
" Nabi " (papillon)
http://www.youtube.comwww.youtube.comwww.youtube.comwww.youtube.com/watch?v=-PM9gcph9OM&feature=related
2 ème extrait :
La je vous garantis que vous allez vous mettre à danser devant votre écran :
" Black cat "
http://www.youtube.comwww.youtube.comwww.youtube.comwww.youtube.com/watch?v=kqz3q4wi6gg
3 ème extrait :
Mais comment une voix si puissante peut-elle sortir d'un si petit corps ?
" Hey, hey, hey " et " Carnival amour "
http://www.youtube.comwww.youtube.comwww.youtube.comwww.youtube.com/watch?v=Uc9wg_SqKss&feature=related
4 ème extrait :
Parce que en Corée aussi on rigole.
" Ha ha ha "
http://www.youtube.comwww.youtube.comwww.youtube.comwww.youtube.com/watch?v=86PrQjP2hC4
Et vous savez quoi, cette même chanson a été utilisée pour la très sérieuse campagne nationale, qui vise a...
pousser les coréens à rire davantage par ces temps de crise !
Et oui ça ne s'invente pas.
Preuve à l'appui ici :
La chanson de la campagne chantée par Kim Yuna, star du patinage artistique :
A voir absolument ! pour rire...
http://www.youtube.comwww.youtube.comwww.youtube.comwww.youtube.com/watch?v=5_ob8q5XMb8
21 septembre 2009
LA PHOTO QUI TUE NUMERO 9 !
Monsieur Kim et l'Everest
Monsieur Kim est un homme sérieux.
Parce que la performance physique ça ne s'improvise pas, il a commencé progressif.
D'abord il a fait le tour de son pâté de maisons.
Puis, il s'est risqué à l'épicerie du coin pour acheter son journal.
Et le voila fin prêt, avec piolets, chaussures de haute technologie, boussole (et peut être même un GPS dans son sac a dos).
Moi ce que je préfère, c'est le chapeau !
Et pour quoi faire donc ?
Pour sa ballade du dimanche !!!
La même pour laquelle vous mettez des tongs a vos enfants.
Pour sa grande aventure, Monsieur Kim est É-QUI-PÉ.
Avec ça, il pare à toute éventualité.
On ne sait jamais...
Si un grizzli venait à débarquer au milieu de l'aire de repos ?
Si une avalanche déferlait au dessus de son ice tea ?
Si il lui fallait s'encorder pour aller aux toilettes, hein ?
Monsieur Kim, avec son accoutrement surdimentionné (pour faire 600 m ), est tellement représentatif de ses congénères qu'il faudrait le mettre sur le drapeau de la Corée !
RENCONTRE AVEC UNE SIRENE
Les sirènes existent. Nous les avons rencontré !!!
Imaginez des femmes à la condition physique hors du commun.
Imaginez les en train de plonger tous les jours de l'année et ce, dès l'aube jusqu'à plus de 80 ans.
Sans oxygène et jusqu'à 20 mètres de profondeur, pour ramener à la force de leurs poignets, des poissons, des oursins, des poulpes et des crustacés divers.
Imaginez les bien et vous aurez une idée exacte de ce qu'est une " Haenyeo ".



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Histoire de Madame Lim
" Un coup d’œil sur la mer et Mme Lim sait déjà que la journée ne donnera pas grand-chose. La houle a grossi depuis quelques heures et les courants sont devenus dangereux. Le vent d’est a fraîchi et pousse devant lui d’énormes nuages noirs chargés de pluie qui annoncent, paraît-il, l’arrivée prochaine d’un typhon. C’est une de ces journées où Mme Lim se demande pourquoi elle fait encore tout ça à 73 ans.

Peut-être faudrait-il d’abord revenir quelques années en arrière.
Mme Lim le fait volontiers quand le temps est morose, comme aujourd’hui.
Elle ne sait plus exactement, mais ce devait être par une belle journée de printemps, en 1949, qu’elle s’est retrouvée ici pour la première fois, sur la plage de Jungmun, sur l’île de Jeju , en Corée du Sud.



Elle avait 17 ans. La mer clapotait sur les roches volcaniques brun foncé. Il fallait faire très attention pour ne pas glisser. Un soleil rouge sang se reflétait sur les eaux tranquilles. Après une petite hésitation, la jeune fille était entrée dans l’eau et avait plongé pour la première fois. Ce jour-là, Mme Lim était devenue une sirène.
Et elle l’est encore aujourd’hui – plus de cinquante ans après. “Sans la mer, je serais morte”, déclare-t-elle avant d’inspirer profondément et de disparaître sous l’eau. Voilà ce qu’elle fait tous les jours de 7 heures à 14 heures. Un dur labeur.

Pendant toutes ces années, la mer lui a apporté joie et prospérité, mais elle a aussi laissé des traces. Soumis pendant des décennies à la pression de l’eau et au sel, son corps a souffert.
Elle a eu plusieurs fois les tympans crevés et souffre de graves troubles de l’audition, sans parler des terribles migraines qui reviennent souvent. Son dos, ses bras et ses genoux lui font mal aussi.
Elle est malgré tout solide et vivra probablement très vieille, comme presque toutes les sirènes.
Elle arrive toujours à retenir son souffle pendant deux minutes. Elle est capable de plonger à 10 ou 15 mètres sans bouteille d’oxygène. Elle passe allègrement quatre à six heures par jour dans l’eau à pêcher.



Parfois, la déesse Yeongdeung est bonne pour elle et dépose un ormeau dans son filet.
Hier, par exemple, Mme Lim en a trouvé un particulièrement gros, dont elle a tiré l’équivalent de 40 euros au marché. Les ormeaux comptent parmi les coquillages les plus chers du monde.
Ce sont probablement ces moments heureux qui la poussent à continuer, même un jour comme aujourd’hui, où à cause du temps détestable et des courants défavorables, elle ne ramène qu’un tout jeune poulpe, quelques poignées d’oursins et un sac de petites moules.
Mais c’est peut-être aussi un amour inconditionnel pour la mer.
On ne peut être une sirène, une haenyeo, sans développer une passion inexpliquée pour l’océan. "



Sur la plage de Jungmun, les haenyeo (filles de la mer en coréen), apportent les fruits de leur pêche pour les vendre aux passants, venus pour une dégustation au bord de l'ocean.
Elles coupent et préparent les commandes qu'elles servent sous des parasols.
Dans les années 50, elles étaient des centaines sur l'ile. Ces femmes au foyer, qui souhaitaient se constituer un revenu d'appoint, devinrent vite très riches.
Elles purent faire réparer leur maison et envoyer leurs filles à l'école, ce qui n'était pas une priorité à l'epoque.![]()
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Aujourd'hui, leur nombre décline chaque jour davantage. Les difficultés et les risques de ce métier si particulier n'incitent pas leurs filles à prendre la relève.
Nous ne pouvons que rendrent hommage au courage passionné de ces femmes, qui chaque jour en tant que vraies sirènes, repoussent un peu plus loin les limites humaines.
Nos amitiés à vous, précieuse Madame Lim.
Cet article vous est dédié.![]()
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19 septembre 2009
LE MUSEE TRES COQUIN DE JEJU
Quoi de plus normal à Jeju, cette île dédiée a l'amour, qu'un musée du sexe ?
La ou ça se corse un peu c'est que l'endroit est vraiment très " hot ".
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Dans ce pays ou il y a seulement 10 ans, se tenir par la main dans la rue était un délit, et ou même aujourd'hui, s'embrasser sur la bouche en public est inimaginable, nous nous attendions à voir des gravures gentillettes et des estampes romantiques.
On est tombé de haut.![]()



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En traversant le parc qui mène à l'entrée on est tout de suite dans l'ambiance...
De quoi ravir le voyeur moyen.
De l'exposition sur l'enfantement au Kama Sutra, des poupées gonflables aux pratiques sadomasochistes, des accessoires et gadgets divers à la projection filmesque très suggestive, tout y passe.![]()
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Ici, quelques photos de ce qui est "montrable ".
Pour le reste, il faudra aller voir sur place.
Le plus étonnant c'est que les coréens y vont en famille.
Les enfants n'entrent pas et se font garder dans le parc par un adulte à tour de rôle.
Les messieurs sont intrigués et les dames gloussent.
18 septembre 2009
JE PEUX ETRE VOTRE GUIDE ...
Maintenant installée sur l'île de Jeju, je peux vous emmener en ballade à la journée dans les environs de Seogwipo (la plus belle partie de l'île), ou dans n'importe quel endroit qui vous intéresse.
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Découverte des magnifiques plages, petits déjeuners ou repas dans de magnifiques restaurants surplombant la mer, points de vue à ne pas rater (avis aux photographes), chutes (la plus haute d'Asie se jetant dans la mer est à Jeju !), falaises, rencontres avec les fameuses mamies plongeuses de Jeju (qui plongent sans bouteille jusqu'à 30 m et jusqu'à 80 ans), plus les 55 parcs à thème de l'île, tout est possible.
A Jeju on peut aussi plonger, faire de la montgolfière, du para-pente, du hors bord, des croisières repas, du Karting, du trekking, du cheval, du sous marin et j'en passe...
Je me met entièrement à votre disposition, en me chargeant de vous imprégner au maximum de la culture coréenne, pour une découverte hors sentier battu, mais qui regroupe tout de même les inévitables standards touristiques.
Tout ceci pour le prix de 15 E, la journée complète, que vous soyez de 1 a 3 personnes.
Ou 10 E, si vous optez pour la demie journee ou la soiree decouverte.
Si vous avez la gentillesse de me porter une boite de pâté (français !), ou un peu de fromage (sous vide ça tient 3 semaines !), la ballade sera révisée à la baisse et vous coûtera 10 E pour une journee.
Ce prix n'inclut pas les frais de bus ou de taxi (qui sont dérisoires à Jeju), ainsi que les entrées aux musées, parcs à thème ou restaurant.
Contactez moi via " contacter l'auteur " de ce site, dites moi ce que vous aimez et je vous proposerez une ballade complètement sur mesure avec les immanquables à ne pas rater.
Mes ballades decouvertes standards :
" L'escapade plage, gastronomie, mini trekking et rencontre avec les plongeuses " :
Départ vers 9 h de Seogwipo en bus avec moi pour la plus belle plage de l'île : Jungmun.

Petit déjeuner (6 E) sous les palmiers au splendide Hyatt hôtel, un palace qui surplombe la baie de Jungmum.
Rencontre avec les plongeuses et possibilité de déguster les fruits de mer juste pêchés par elles sous vos yeux.
Déjeuner au Hyatt (formule eco de menu complet à partir de 8 E), ou pour les petits budget, un buffet à 4.50 E toujours sur la plage de Jungmum.
Baignade
Ballade le long de la côte (criques désertes, et fantastiques point de vue).


17 h, retour à Seogwipo en bus.
Mon avis : une journee consacree aux amoureux de la mer et aux beaux paysages.
" Les beautes de Seogwipo "
Vous pouvez venir a Seogwipo en navette, (toutes les 15 mns).
Vous descendez a l'arret Sun beach hotel.
Cafe sur la promenade du port de Seogwipo
Le matin : pourtour cotier et ses plus beaux points de vue..
Depart pour la chute marine de Jeongbang Pokpo a 10 mns en taxi.
Puis le site du Lonely rock (ile rocher) tout pres.
Le site Jusanggeolli (falaise de lave refroidie a forme originale).
Repas eco au buffet de la plage de Jungmum (6000 w) ou au cafe terrasse du Haytt hotel (22 000 w).
La chute de Cheonjeyeon et son celebre pont ainsi que sa mare aux fees.



Le jardin botanique avec les ecosystemes des 5 continents reconstitues.

17 h : retour a Seogwipo
Mon avis : vous avez la toutes les curiosites naturelles de Seogwipo et les plus beaux paysages de l'ile.
" Ballade du Far Est "
Je viens vous chercher a l'arret de bus du beach hotel a 9 h a Seogwipo.
Cafe au repute Vetro cafe du centre ville, puis tour du marche.
Depart pour Seongsan en bus depuis le centre (1h15).
Depart pour la petite ile d'U-Do en ferry (10 mn).
petite ballade (1 h) pour voir le phare et les tubes de lave de Tolkani.
Baignade sur la plus belle plage de Coree (la seule qui soit entierement coralienne).


Retour sur Seongsan a 17 h puis bus pour Seogwipo.
Mon avis : incontestablement la plus belle plage de Coree, prevoir un pique nique.
Quelques petits restaus mais on peut aussi prevoir un pique nique sur la plage.
" La ballade decouverte eau, sex et botanique "
RV a 9 h pour un cafe sur la promenade du port de Seogwipo.
Depart en bus pour les chutes de Cheonjeyeon.

Repas eco au buffet de la plage de Jungmum (6000 w) ou au cafe terrasse du Haytt hotel (22 000 w).
Visite du jardin botanique.
Depart en taxi pour le Musee de la sante et du sexe.
17 h : retour a Seogwipo
Mon avis : Aucun enfant de moins de 15 ans ne sera prit en charge pour cette ballade (Musee du sexe).
" L'apres-midi immersion culturelle totale "
Depart a 14 h de Seogwipo pour le village traditionnel de Songeup, en bus (1 h)
(possibilite de depart a 11h30 pour un repas traditionnel au village)
Visite de ce village coup de coeur qui est un vrai village habite.
Possibilite de decouvrir les coutumes ancestrales, l'habitat (y compris l'interieur) et l'architecture traditionnelle de Jeju.
Un vrai bond dans le temps...

Le repas du dejeuner, optionnel, est prevu dans un restaurant tenue par 3 generations de femmes, la grand mere, la fille et la petite fille, fieres de vous faire decouvrir leur barbecue de porcs noirs (cochons eleves a Jeju, dans le pur respect de la tradition, 7 E/pers).
17 h : retour a Seogwipo en bus.
Mon avis : Un de mes plus grands coups de foudre a Jeju...
" L'apres-midi eaux et senteurs "
Depart a 13 h du centre de Seogwipo en bus pour Seosokak (10mns)
Puis petite ballade le long de la riviere Seosokak (qui signifie en forme de queue de vache), 20 mns.



Decouverte des 2 plages : celle de mer et celle de riviere, toutes 2 separees par une plage de sable volcanique, unique en Coree :
A droite : la mer
A gauche : la riviere
Possibilite de faire une ballade en teu, bateau traditionnel de Jeju (5000 W, 1 h), du kayak (7000 W, 2 h), et du snorkeling dans l'eau claire de la riviere.

Kayak transparent pour voir les poissons !


Depart pour le musee du citrus en taxi (10mns).
Visite du musee (ferme le mardi).
100 especes vous attendent dans les serres.
Et oui ca aussi c'est une mandarine !
Et ou vous pourrez sentir les essences de pure mandarines...
Retour a Seogwipo a 17 h en taxi.
Mon avis : belle ballade raffraichissante dans des lieu originaux.
La possibilite de faire du teu, si rare, est un grand atout.
" La crique du bout du monde " :
Depart a 14 h du centre de Seogwipo en taxi (10mns)
Ce site unique est compose de piscines naturelles creusees dans la lave volcanique refroidie, elles memes entourees par l'ocean.
Possibilite de snorkeling, baignades et ballades le long de la cote.
17 h : retour a Seogwipo en taxi.
Mon avis : pas de photo ici, dans le souci de garder l'endoit top secret.
Le decoupage de la cote, les degrades de bleus de l'eau et les curieux rochers volcaniques rendent l'endroit inoubliable.
" La matinee shopping "
(possible tous les jours du mois finissant par 4 et 9, ex : le 4, le 14, le 9, le 19 etc...)
9 h : marche couvert de Seogwipo (alimentation)
10 h30 : marche " des 5 jours ", (alimentation, animaux, vetements traditionnels), accessible en 10 mns de bus.
12 h : retour dans le centre ville.
" La ceremonie du the "
(2 h), Ballade gratuite, a condition de m'apporter quelques " Francaiseries."
Possible tous les jours de 11h a 22 h.
Decouverte du ceremonial du the coreen dans une incroyable maison de the habitee par son hotesse :
Une maison privee qui est en fait un veritable Musee.




Vous pourrez gouter le the glace a l'Omija
(mini cerise coreennes)
Omija :
Ou celui a la mandarine confite : irresistible !
Et tant d'autres...
Mon avis : un must absolu !
" La soiree decouverte " :
Aperitif en terrasse sur le port a 18 h.
Repas traditionnel (porc macere dans de la sauce soja et du jus de poire) sur le port.
Chutes nocturnes de Cheonjiyeon sur le port.![]()
Fin de soiree au " Muse " pour un cocktail raffine.
Mon avis : soiree detente, detente, detente...





























